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Dans le monde entier, Château Montrose est connu pour l’excellence et la grande complexité de ses vins, devenant, au fil des années, l’un des plus grands vins de la planète.

Situé au cœur de Saint-Estèphe sur une croupe graveleuse, le château Montrose est entouré de son vignoble de 68 hectares d’un seul tenant qui surplombent l’estuaire de la Gironde. Ce magnifique terroir composé de grosses graves pyrénéennes liées par du sable ferrugineux sur 3 à 4 mètres de profondeur, nourrit les raisins, qui s’y épanouissent pleinement, chauffés par le soleil et rafraîchis par les légers embruns. Les chais, salle de dégustation, bâtiments d’exploitation et maisons de vignerons ont été entièrement restaurés et forment à eux-seuls un très joli petit village, donnant un charme indéniable propre à cette splendide propriété. Le cuvier est tout aussi réussi, spacieux pour faciliter le travail. Alluré et fonctionnel, il conjugue avec talent inox, bois clair, verre et s’intègre parfaitement aux murs en pierre qui le relient aux anciens bâtiments. Une réussite architecturale. L’histoire du Château Montrose remonte à 1825. En 1832, il y avait déjà 32 hectares de vignes. Ainsi, d’année en année, le domaine grandit jusqu’à Louis Charmolüe qui l’acquit en 1896, puis c’est en 1960 que son fils Jean-Louis Charmolüe a perpétué la tradition familiale, faisant atteindre les sommets qualitatifs à Montrose.

Aujourd’hui, c’est la famille Bouygues qui en est propriétaire, poursuivant cette longue tradition qualitative. Les atouts de Montrose reposent essentiellement sur les qualités extraordinaires et rares de son terroir, au sens le plus général, c’est-à-dire à la fois ses aspects pédologiques et ses aspects climatologiques. En effet, les sols de la propriété sont majoritairement composés de graves pyrénéennes liées par des sables ferrugineux, posés sur un socle argileux. Les graves assurant à la fois un rayonnement solaire, qui autorise une bonne maturation des baies, et permettant un bon drainage des eaux de pluie vers les argiles ; celles-ci se gonflent d’eau et la diffusent de manière régulière et mesurée, assurant une bonne alimentation hydrique de la vigne. On observe ces caractéristiques de façon très homogène sur l’ensemble des vignes de la propriété. Par ailleurs, la position géographique du Cru, sur les coteaux qui bordent la Gironde, permet une ventilation certaine des vignes, du fait du caractère venteux du climat qui entoure Montrose. Un effeuillage raisonné, associé à un éclaircissage systématique (3 grappes par bras) sur l’intégralité du vignoble (pour la première fois en 2006), permettent de nous affranchir du développement de la pourriture grise, et, ainsi, de mener les raisins vers leur maturité optimale. Ce terroir à Cabernet-Sauvignon très homogène, travaillé selon les pratiques culturales rigoureuses, permet d’envisager toutes les évolutions possibles pour faire de Château Montrose un excellent Cru, d’une qualité encore plus régulière que par le passé. Le processus de vinification et d’élevage est ponctué très régulièrement de dégustations qui permettent de suivre l’évolution du vin. La plus importante d’entre elles a lieu en février pour l’assemblage des meilleures cuves qui entreront dans le grand vin, les autres composant le second vin, la Dame de Montrose.

La dégustation verticale :

2003 : robe pourpre soutenu, aux notes de truffe, de cuir et de mûre, concentré et charnu, un vin riche en arômes comme en matière, aux tanins très denses, complet, complexe, très prometteur.

2002 : une grande réussite. De robe intense, au nez persistant, aux tanins denses, très équilibré, gras, d’un grand équilibre en bouche, un beau vin riche, de belle évolution.

2001 : superbe. Couleur, concentration d’arômes, structure et finesse sont associés dans ce grand millésime encore fermé, de robe profonde, aux tanins très fermes et savoureux à la fois, de garde.

2000 : grandissime millésime, encore très jeune bien sûr, un vin puissant, dense et ferme en bouche, d’une grande complexité aromatique avec des nuances de truffe et de d’humus, d’une superbe finale en bouche fine et charnue à la fois, de grande évolution.

1999 : très grand vin, de robe pourpre intense, très riche, complexe, un grand vin très structuré, avec beaucoup de matière, une belle richesse d’arômes où dominent les fruits cuits.

1998 : très ferme, robe d’un rouge rubis foncé, nez puissant, de bouche veloutée, avec de la matière et du fruit, aux tanins riches et soyeux à la fois, d’une longue finale avec des arômes secondaires de fruits très mûrs.

1997 : plus mûr, plus velouté, arômes fins, un beau vin ample, idéal à déguster maintenant.